RÉGIONALES – Les principales têtes de liste n’ont pas l’intention de sièger au Conseil régional…

Hier, en Irak, les électeurs ont payé de leur vie leur droit à désigner leurs représentants. Et ceux et celles qui se sont présentés aux suffrages ont risqué et risqueront leur vie tout le long de leur mandat.
En France, les hommes politiques ne cessent de se plaindre de l’abstention.
Mais comment pourrait-il en être autrement, lorsqu’on apprend par la presse que les principales têtes de liste n’ont pas l’intention de siéger au Conseil régional d’Ile de France ?
Seuls le Parti socialiste et Europe écologie sont clairs à ce sujet…

Lu dans le quotidien 20 minutes de ce jour : “Dans les staffs de campagne, tout le monde le sait… mais préfère rester discret sur le sujet: de nombreuses têtes de liste départementales aux régionales, bien que certaines d’être élues, ne siégeront pas au conseil régional. En cause principalement: les règles sur le cumul des mandats. Contactés par 20 Minutes, aucun des intéressés ne s’est d’ailleurs engagé à abandonner un autre mandat pour avoir le droit de siéger dans l’hémicycle régional.

L’UMP est le parti le plus concerné avec trois têtes de liste sur huit, auxquelles il faudrait ajouter Nathalie Kosciusko-Morizet (Essonne) le jour où elle quitterait le gouvernement et redeviendrait députée. Yves Jégo (Seine-et-Marne) «n’abandonnera pas son mandat de maire mais n’exclut rien», confie son entourage. Axel Poniatowski (Val-d’Oise) indique qu’il se «décidera à l’issue des résultats». Selon quels critères? «Ce n’est pas le sujet.» Quant à André Santini (Hauts-de-Seine), il a refusé de répondre. Mais, selon des sources UMP, aucun ne serait prêt à lâcher son ancrage de député-maire en cas de défaite.
Une politique de « casting »

À l’UMP, on assume ce positionnement: «Ce sont des locomotives dans leur département. Il est logique qu’ils fassent leur choix après les résultats.» «C’est grave de se présenter sans avoir envie de siéger. Ce n’est que du pur casting», tempête le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, tête de liste de Debout la République, lui aussi député-maire. Et donc inéligible à la région s’il n’abandonne pas l’un de ses mandats. «J’attends déjà d’avoir mes 10% pour être élu…», reconnaît-il avec lucidité.”

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